Le goût des cendres

« Le goût des cendres » est un roman de Maëlig Duval.

 

Synopsis :

Une jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire.
Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Un royaume désenchanté qui n’est pas sans rappeler la Renaissance italienne et la Révolution française.
Une ville qui tente de sauvegarder sa grandeur en s’enivrant de théâtre et d’opéra.

 

 

Avis :

Un roman riche, mais qui ne m’a pas convaincu.

 

C’est même une petite déception hélas.

 

Le roman commençait lentement, mais bien. L’autrice proposait une héroïne atypique, avec du caractère, qui part retrouver son fiancer dans un sombre et complexe affaire d’héritage. Et ce point offrait quelque chose d’assez original, car, loin d’être une quête héroïque pour redresser des torts (bon un peu quand même), Aldire recherche surtout sa gloire à elle, pour briller auprès de sa famille. On voit donc cette « campagnarde » arriver « à la grande ville » et tremper dans des complots politiques qui la dépassent pour atteindre son but.

Et vraiment, j’ai adoré !

 

De plus l’univers proposé par l’autrice est super riche, très original, et même si le reste du récit m’a bien moins emballé, je pense qu’on tient là l’un des très bons points de ce roman !

Par ailleurs, on signalera la quantité assez incroyable de personnages féminins qui envoie du pâté (à leur manière). Et vraiment, en cette période où l’on parle tout le temps des personnages féminins « fort » (je n’aime pas le terme « fort », je dirais plus « construit ou profond »), l’autrice montrait, des années auparavant, qu’il était possible de faire des personnages féminins intéressants ! Merci ! Même si parfois Aldire est « casse-couille », c’est bien !

Mais… parce que hélas, il y a un mais. La seconde partie m’a beaucoup moins emballé, pour ne pas dire ennuyé.

Notre héroïne a « accompli » sa quête de début de récit (enfin si on peut dire). Mais la donzelle est ambitieuse et espère plus. Par ailleurs, sa « quête » a été l’élément déclencheur d’un engrenage d’événements politiques qui va tout faire sauter. Et toute cette seconde partie est sur un monde qui change, et par toujours de manière douce (oh, mon dieu, une révolution violente ! Quel scandale [pardon, je me moque un peu, ce n’est pas sympa]).

Dans le même temps, Alidre découvre le monde culturel — et scientifique — de la ville où elle cherche à se rendre indispensable aux puissants.

Le problème, c’est qu’Aldire devient trop « passive » dans cette seconde partie. Ça peut se comprendre dans le sens où elle se retrouve dans la tornade d’un changement de monde. Mais en même temps, elle subit les événements sans vraiment y prendre part. Se contentant juste de regarder la feuille porter par le vent de la Force… (pardon pour cette référence Star Warsienne).

Du coup, je me suis pas mal désintéressé du récit. D’autant plus qu’il y a beaucoup de personnages, certains avec plusieurs noms, et j’avoue que j’ai fini par m’y perdre. À ne plus savoir qui est qui et qui veut quoi et comment, j’ai perdu pied par moment.

 

La fin est particulière. Elle n’est pas celle que l’on attend. D’un côté, elle m’a un peu déçu. Mais de l’autre, elle est en faite pertinent aux vues des événements. Elle a créé un sentiment de frustration chez moi.

 

Une lecture en demi-teinte. Il y a vraiment de très bonnes choses dans ce long roman (j’insiste !). Mais le rythme inégal et l’apparition d’une certaine passivité n’ont pas réussi à le faire accrocher.

Dommage.

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