« Lady Nazca » est une BD de Nicolas Delestret, librement inspirée du film Lady Nazca de Damien Dorsaz.
Synopsis :
Pérou, 1935. Maria, jeune expatriée allemande, mène une vie paisible à Lima avec Amy, sa compagne. Elle ne se doute pas qu’en suivant l’archéologue américain Paul Kosok, sa vie va basculer. Dans le désert, elle découvre d’immenses figures tracées dans le sol : les lignes de Nazca. Convaincue qu’il s’agit d’un trésor unique, la jeune femme se lance dans une incroyable aventure scientifique, humaine et spirituelle. Entre découvertes, obstacles et choix personnels, elle devra faire face à de nombreux défis… et apprendre à suivre sa propre voie

Avis :
Tout le monde connaît les lignes de Nazca, dans le désert péruvien. Mais qui connaît l’histoire de leur découverte ? Hormis quelques archéologues et passionnées, probablement pas grand monde.
Et jusqu’à la lecture de cette BD, moi aussi j’étais ignorante.
Mais la vie a ça de beau que l’on peut en apprendre tous les jours, de façon bien différente.
« Lady Nazca » nous propose donc de découvrir comment une femme, Maria Reiche va se passionner pour ces « lignes » dans le désert de Nazca et comprendre qu’il ne s’agit d’un des plus grands sites archéologiques au monde !
La BD est inspirée d’un film, lui aussi nommé Lady Nazca — que je n’ai pas vu, mais que j’ai très envie de voir maintenant. Adaptation d’adaptation, dirais-je, je pense qu’il faut prendre quelques pincettes avec le récit, mais je pense qu’il retrace les grandes lignes de cette belle aventure archéologique (oui, j’ai fait un jeu de mots NUL).
Car la BD ne se limite pas à juste révoquer une découverte, mais aussi le parcours d’une femme qui se chercher et qui cherche aussi sa place dans un monde en mutation et cosmopolite. Lima à cette époque, les années 30, ça a l’air d’être quelque chose, Lima et son intelligentsia. L’auteur ne cache pas l’homosexualité de Maria Reiche et se targue même d’une blague que « la bonne amie ».
Alors, bien sûr, la réalité a dû être plus complexe. Mais personnellement, j’ai peut-être eu un petit sentiment de manque concernant les populations autochtones de Nazca. Certes, il y a un personnage très intéressant qui aide, à sa façon, Maria Reiche, dans la compréhension des lignes, mais j’aurais peut-être aimé plus de choses sur la façon dans ces populations descendantes des Nazca vivaient et les difficultés qu’elles pouvaient rencontrer face aux désastres — culturels, mais pas que — que les colons espagnols avaient causé. Certes, c’est brièvement montré, mais j’aurai aimé plus.
Quoi qu’il en soit, Lady Nazca est une BD très intéressante qui permet de découvrir l’histoire d’un site archéologique majeur, mais aussi de faire la connaissance d’une femme incroyable !