Les ombres d’Esver

« Les ombres d’Esver » est un roman jeunesse de Katia Lanero Zamora.

 

Synopsis :

Amaryllis, 16 ans, n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir où elle vit seule avec sa mère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier, malgré des nuits hantées par de drôles de rêves… Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage de force d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Derrière les portes fermées d’Esver, la jeune fille trouvera-t-elle de quoi échapper à son destin ?

 

 

Avis :

Pour commencer, merci aux éditions ActuSF pour ce SP.

 

Un roman sombre et sympathique.

 

Un roman un peu surprenant. En effet, quand j’ai lu le synopsis, je m’attendais à quelques choses de gothiques, une forme de huis clos dans une vieille demeure. Ce qui est vrai, mais le livre marche sur les frontières entre le gothique, le fantastique et la fantasy. C’est un peu surprenant. Il m’a fallu quand même un moment pour l’accepter (oui, j’avoue avoir été un peu déception de ne pas avoir eu un roman 100 % gothique lol), mais passer ce stade, le récit est assez prenant.

L’un des points forts est donc bien son univers (enfin façon de parler). L’autre nous force à nous enfermer dans cette étrange demeure en ruine où la botanique est maitresse. Une sorte de prison nécessaire pour permettre à son héroïne, Amaryllis d’obtenir sa liberté.

J’ai beaucoup apprécié ce roman qui tourne aussi autour de la botanique et des plantes. C’est quelques choses qu’on retrouve finalement assez peu alors que la Nature est quelques choses de très courant dans la fantasy. L’aspect plus scientifique des plantes offre une très belle originalité dans ce livre (d’ailleurs, c’est ce qui m’a attiré chez lui).

Pour l’aspect plus fantasy, l’autrice reste plus classique à mon gout, mais l’ensemble fonctionne très bien.

Un défaut cependant. Quand on pense récit gothique, on pense Angleterre. Or, le roman laisse entendre que nous sommes plutôt sur le continent, France ou Belgique (puisque l’autrice est belge). Alors si le flou de l’emplacement est compréhensible, j’aurai aimé que l’encrage se fasse peut-être plus précis.

 

Un autre point fort de ce roman, ce sont les deux femmes qui sont prisonnières de cet étrange domaine qu’est Esver. Gersande, aussi cruelle et froide, mais soucieuse de l’avenir de son enfant, et Amaryllis jeune fille au sommeil plus qu’agité qui n’a aucune envie de devenir botaniste, mais qui se soumet à sa mère. C’est difficile de parler de ces deux héroïnes sans parler de certains éléments qui pourraient spoiler. Mais l’autrice nous livre ici deux personnages féminins admirables à de nombreux égards. D’une manière ou d’une autre, les deux cherchent une liberté que la vie et les hommes (comprenons ici individus mâles avec égo mal placé de la pire espèce… un bon coup de sécateur… bref, je m’égare) ne leur ont pas accordée.

 

L’ensemble est offert avec une plume vive et sensible qui permet de tout de suite rentrer dans l’ambiance du roman.

 

J’ai donc passé un très bon moment de lecture malgré ma remarque sur l’univers. C’est un très bon livre jeunesse, avec des sujets forts et des personnages féminins extrêmement attachants.

 

À découvrir (de préférence dans un bon fauteuil, dans une serre entourée de plante ! et durant une nuit d’orage pendant qu’on y est !) !

One Comment on “Les ombres d’Esver

  1. Il a l’air pas mal du tout et c’est vrai que la botanique n’est pas un domaine très exploré dans l’imaginaire. Je note !

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