Une île (et quart) sous la lune rouge

« Une île (et quart) sous la lune rouge » est une nouvelle (novella ?) de Thomas Geha.

 

Synopsis :

« Chaque île a ses légendes et son folklore. Sauvage et fascinante, celle-ci a sa lune rouge.
Deux scientifiques, une jeune fille, un GI, un psychiatre et un journaliste vont s’y intéresser, chacun à leur façon.
Jusqu’à ce que vienne le temps des révélations. »

 

 

Avis :

Une petite novella intrigante.

 

En fait, je ne sais pas trop quoi dire de ce texte. Non qu’il soit mauvais, loin de là. Sa lecture est fluide, agréable, avec des personnages très différents. On sent par ailleurs que l’auteur a bien travaillé son lichen et qu’encore une fois, il s’attache à un « légendaire » breton (comme dans les trois nouvelles présentes, entre autres, dans « Chuchoteurs du dragon et autres murmures » chez Elenya éditions).

 

C’est de l’histoire dont il est difficile de parler. Parce que spoiler, ce serait mal ! Ok, c’est ma spécialité « par inadvertance », mais quand même ! Que signifient donc cette lune rouge (que beaucoup de sang à couler cette nuit… kof kof kof, je m’éloigne) et ces deux menhirs, là-bas…

Je crois que la chose que j’ai le plus aimée dans ce texte, c’est le télescopage des genres (ce qui n’est pas étonnant vu que le larron vogue entre SF et Fantasy). Quand on commence la lecture, on pense avoir à faire à un texte de fantasy tout somme classique. Un lieu étrange, un phénomène étrange, des gens qui disparaissent. Cela pourrait être le début d’un récit gothique sur les côtes bretonnes. Mais alors qu’on évolue dans les lignes, on sent qu’il se passe des choses bizarres. Les personnages et leurs interlocuteurs racontent des choses bizarres et lentement, on glisse vers la SF. Une SF subtile qui met peut-être un pied dans le fantastique d’une certaine manière, mais sans se dénaturer. Alors ce n’est pas la peine de hurler à l’intrusion d’un vaisseau spatial, parce qu’il n’y en aura pas.

Ici l’auteur interroge la limite entre les genres de l’Imaginaire. J’avais déjà ressenti un peu la chose sur ces deux nouvelles préhistoriques chez Le Carnoplaste. Les genres sont-ils des univers ou bien des sujets ? Qui a la réponse… mais je m’égare.

 

Bref, j’ai passé un moment de lecture sympa, mais surement plus après ma lecture a essayé de réfléchir (je ne sais pas si c’était le but recherché) sur les frontières que peut proposer un texte.

 

Je vous dirais bien « À découvrir », mais cette novella est un tirage limité. Je ne suis pas certaine que l’auteur en ait encore en stock.

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