La brume ne se lèvera plus

« La brume ne se lèvera plus » est un roman de Claude Seignolle.

 

Présentation :

Un jeune homme remonte à Paris pour retrouver Thérèse, l’amour de sa vie.

 

Couverture du roman

 

Avis :

Un livre qui m’a dérangé et qui ne m’a pas emballé.

 

J’ignore si le hasard fait bien les choses, mais Claude Seignolle nous a quittés (à plus de 100 ans !) au moment où je lisais l’un de ces romans. Et il se trouve que cette lecture m’a laissée dubitative.

 

Je pense que la qualité première de ce livre, c’est son incroyable ambiance ! Pour le coup, l’ouvrage porte bien son nom. Tout le long du récit, protagoniste aussi bien que lectrice se retrouve dans cet univers nébuleux, brumeux. Sur la quatrième de couverture, nous parle d’ambiance « nervalienne ». Bon, n’ayant jamais lu Gérard de Nerval, je ne pourrais pas appuyer l’idée, mais puisque je le lis partout, c’est que ça doit être un peu vrai.

 

Mais outre l’ambiance, j’ai eu du mal avec le reste de l’ouvrage.

Déjà, j’avoue avoir été un peu déçue par la fin que je trouve bien trop terre-à-terre. L’ensemble de l’histoire nous plonge dans une sorte de monde fantastique à la limite de la folie et ça finit comme ça… Tout ça pour ça ? Telle a été ma pensée à la fin de ma lecture. Peut-être que je m’attendais à quelques choses de plus gothiques… Surtout que Gérard de Nerval – et son univers « nervalien » — n’était pas forcément l’homme le plus sain d’esprit qu’ait connu la littérature… Bref… Toute la montée en « fantastique » s’essouffle comme un soufflé raté.

Le livre se lit tout seul. L’écriture est fluide, carrément légère, et nous entraine malgré tout dans son univers avec une facilité déconcertante.

 

Ensuite, il y a des petits détails qui m’ont gêné. Alors, j’ai bien conscience que ces remarques peuvent être liées à qui est constitutif d’une ambiance sombre, ainsi que liée à la vision d’un monde à une certaine époque. Mais quand même.

Déjà, je trouve ça très limite de comparer le personnage de Thérèse puis d’Anna à des « enfants ». Le héros est à la recherche de la femme de sa vie : celle-ci a disparu. Nous sommes donc en face de deux « adultes ». Alors, pourquoi ramener ces femmes au niveau d’enfants ? Parce que perso, si un homme est amoureux d’une enfant, c’est chez un médecin qu’il devrait se rendre. Alors OK, je fais l’attaque de ce détail dans ce roman-là, mais cela pourrait être valable pour d’autres récits. Aimer une femme est une chose, aimer un enfant, ce n’est pas tout à fait la même.

Ensuite, il y a la relation/vision du héros concernant Thérèse. C’est très malsain. Alors oui, c’est surement un élément de construction de l’ambiance. Mais quand un homme, parti depuis 3 ans, sans donner de nouvelles, « s’approprie » autant une femme au point de vouloir tuer les autres hommes en interactions « amoureuses » (sexuelles) et de faire passer cela pour une preuve d’amour, c’est juste hyper malsain et surtout dangereux puis que la femme est réduite au rôle d’objet (et c’est bien pour ça que certains tuent). Faire passer cet aspect possessif pour un truc positif me dérange.

 

J’ai un avis très mitigé sur ce livre. La mise en ambiance est excellente, mais l’histoire prend l’eau et certaines visions m’ont dérangé. Certes, ces points négatifs peuvent être des outils qui servent l’ambiance, mais la manière de l’exposé laisse un gros doute malsain.

À chacun d’avoir son opinion.

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