Winter is coming

« Winter si coming, Une brève histoire politique de la fantasy » est un court essai de William Blanc.

 

Présentation :

Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de George R. R. Martin, Game of Thrones, diffusée depuis 2011, est certainement la série la plus vue au monde. Pour beaucoup, cette fascination pour un univers médiéval dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine.George R.R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
Avis :

Trop court !

 

Bon, c’est normal pour une brève histoire. Cependant, l’ouvrage n’en reste pas moins pas intéressant. En plus, il se lit très bien !

 

L’auteur se concentre sur trois figures de la fantasy. Williams Moris, peu connu par chez nous ; J. R. R. Tolkien, lui aussi un presque inconnu (kof) et G. R. R.  Martin, lui aussi ayant sa réputation à faire (je fais de l’humour, vous avez vu !).

Trois auteurs, trois visions politiques, mais toujours liées à la Nature. Morris, en critique du monde industriel qui déforme la nature – celle réelle ou fantasmée du moyen-âge – évoque aussi la place de l’homme dans ce nouvel environnement.

Tolkien, reste sur une certaine même ligne. Mais là où Morris était socialiste (oui, quand cela voulait encore dire quelque chose), le maître de l’année se dirige plus vers une vie simple à l’image de celle des Hobbits.

Pour le dernier, la nature est présentée sous le prisme du changement climatique. Après, dans le cas de Martin, c’est un peu compliqué, car, il le dit lui-même, ce n’était pas un sujet qu’il souhaitait (consciemment) traiter dans cette série.

 

Trois auteurs, des œuvres différentes, mais toujours un certain engagement politique. Cela permet de mettre en valeur les qualités de ce type d’œuvre trop souvent dénigré. De plus, l’ensemble est aussi remis en contexte avec son époque et les problèmes qui touchaient la société.

Mais comme je l’ai dit, c’est bien trop court ! Bien que l’auteur dresse un beau panel, on a quand même une sensation de réduction énorme. Ce qui est normal.

 

Un livre à découvrir sans modération ! En espérant avoir un ouvrage plus complet un jour !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :