Caïn, Abel, Ötzi, L’héritage néolithique

« Caïn, Abel, Ötzi, L’héritage néolithique » est un essai de Jean Guilaine.

 

Présentation :

Vers la fin des temps paléolithiques, entre environ -12 000 et -3 000, au terme de près de troismillions d’années d’histoire, l’humanité change brusquement de façon de vivre : des groupesde chasseurs collecteurs font l’expérience de la sédentarisation, renforcent l’aspect végétal de leur diète, commencent à manipuler céréales et animaux et se transforment peu à peu en agriculteurs, éleveurs. Le néolithique a commencé. Pour Jean Guilaine, ce moment de basculement n’est pas tant une fin qu’un commencement : il inaugure les temps historiques et pose le socle initial de nos sociétés. Car ces populations, désormais rurales, sont confrontées à la plupart des problèmes des communautés historiques : pulsions démographiques, politiques de colonisation, implantation de frontières, aménagement du paysage, luttes pour le pouvoir, conflits intervillages… Trois prénoms incarnent cette révolution : Caïn, le premier agriculteur, Abel, le premier berger, et Ötzi, alias Hibernatus, l’Homme des glaces, etc., peut-être le premier… tueur en série. Pour l’auteur, cet éventail de rôles délivre la leçon du néolithique. Bien investi, régulé, le milieu peut être le meilleur auxiliaire de l’homme. Pressions démographiques, appât du profit, stratégies économiques pour vivre aux dépens des plus faibles, goût de la suprématie entraînent une exploitation exacerbée et un monde aux tensions permanentes.

 

 

Avis :

Un livre qui m’a beaucoup plu !

 

Dans cet essai, Jean Guilaine évoque notre héritage néolithique. Qu’a donc inventé, développer, le néolithique dont nous sommes les héritiers aujourd’hui ? Beaucoup de choses en réalité, comme les basiques : sédentarisation et village, élevage et agriculture, nouvelles relations sociales.

 

Le livre est très accessible dans sa construction et dans son style. Il sera peut-être ardu pour un·e gros·sse néophytes, mais ne présenterait aucun souci pour l’amateur·trice.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que l’auteur fait un état des lieux mondial et pas uniquement européen/proche-oriental comme souvent. En effet, il y a eu plusieurs « foyers » de néolithisation, mais comme certains, comme l’asiatique, ne nous concerne pas, il est peu évoqué. Et j’ai trouvé très intéressant que soient évoquées les domestications de plantes et d’animaux qui nous sont très connus aujourd’hui, mais qu’on a découverts que très tardivement (coucou la découverte des Amériques).

 

L’auteur ne se limite pas non plus à une seule vision des choses. Il n’hésite pas à évoquer plusieurs hypothèses et ne se prive pas d’indiquer que certains sujets sont encore débattus. Une démarche que j’apprécie tout particulièrement.

 

J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je ne peux que recommander cet ouvrage à celles et ceux qui s’intéressent à ce sujet !

À découvrir !

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