Le songe d’une nuit d’octobre

« Le songe d’une nuit d’octobre » est un roman de Roger Zelazny.

 

Synopsis :

Ce sera pendant l’horreur d’une profonde nuit, la dernière d’octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l’autre camp, trouver l’endroit magique… L’enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe !
Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j’estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question…
Quand Jack l’éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s’affrontent – chacun aidé d’un compagnon à poil ou à plume-, on peut s’attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune …

 

 

Avis :

Pour commencer, merci aux Éditions ActuSF pour ce SP !

 

Un roman qui m’a fait passer un très bon moment !

 

Il est vrai que je ne suis pas forcément fan de tout ce qui touche à Lovecraft (peut-être parce que je n’ai pas accroché à ce que j’ai pu lire jusqu’à présent). Mais là, il était question de voir évoluer quelques Monstres sacrés. Alors pourquoi pas ?

 

Et au final j’ai passé un très bon moment.

L’histoire est narrée par un chien, compagnon d’un certain Jack. Son maître et lui jouent à drôle de Jeu. Très vite, on comprend qu’ils ne sont pas les seuls et que certaines joueurs ou joueuses n’ont pas les mêmes intentions. D’ailleurs, on ne connaitra pas tout de suite leurs rôles.

Choisir un animal comme narrateur était une bonne idée, car tout au long de l’histoire, il y a une certaine naïveté et une certaine franchise entre lui et ses comparses (chat, chauve-souris…) qui rendent l’histoire très prenante. Ils distillent des informations qui construisent l’univers de façon très subtile.

 

Comme je ne suis pas une experte de Lovecraft, je suis sûre d’être passée à côté de certaines références. D’ailleurs, je sais que j’ai dû en louper certaines qui n’avaient rien à voir avec le monde de l’écrivain de l’horreur. Et j’avoue que j’ai beaucoup aimé le petit jeu que mène Zelazny en ponctuant tout son récit de références. Il est toujours drôle de voir des personnages venus de récits différents se retrouver et interagir. Et dans le cadre de ce roman, c’est vraiment super sympa, car le narrateur (le chien) ne les désigne jamais autrement que par un titre pour certains.

 

L’écriture est assez simple (après tout, c’est un chien qui nous parle), mais assez bien rythmée pour nous faire accrocher. Les chapitres sont courts. Et comme ils correspondent tous à un jour du mois d’octobre, il y aurait un jeu super sympa à faire : lire un chapitre tous les jours lors de ce mois. Ce roman parle beaucoup de jeu en fait !

 

Toute fois, une petite déception concernant la fin. En effet, j’ai trouvé qu’elle manquait un peu de panache, peut-être d’un peu d’horreur. Mais je me suis dit que, peut-être, elle correspondait plus à l’univers Lovacraftien, plus à celui de ses divers protagonistes.

 

Quoi qu’il en soit, ce fut un très bon moment de lecture, qui m’a fait sourire et bien amusé. Après tout, n’est-ce pas le principe du jeu, se distraire ?

 

À découvrir pour les fans de Lovecraft ou pour celles et ceux qui souhaitent une lecture plaisante et rapide.

 

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