La forêt des araignées tristes

« La forêt des araignées tristes » est un roman de Colin Heine.

 

Synopsis :

Le paléontologue Bastien, sa gouvernante Agathe, l’explorateur Ernest et la Germanienne en exil Angela se retrouvent au milieu d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale. Ils doivent retrouver l’inventeur d’une machine volante tout en échappant à leurs poursuivants : une société d’assassins, une agence de détectives sans scrupule et une mystérieuse créature.

 

 

Avis :

Pour commencer, je tiens à remercier les éditions ActuSF pour ce SP.

 

Hélas, je n’ai pas du tout été emballé par ma lecture.

 

Il y a quelques bonnes idées dans ce roman. Je ne peux pas trop en parler pour éviter de divulgacher à celles et ceux qui souhaiteraient lire le roman.

Les bases de l’univers sont aussi intéressantes. Hélas, je trouve que l’auteur n’explore pas assez son univers, qui du coup n’apparait que comme une toile de fond pour dérouler son récit.

J’ai aussi bien aimé l’ambiance « historique ». Nous sommes à l’aube d’une guerre entre deux pays qui commence (ont déjà commencé) la course à l’armement à cause des desseins bellicistes de la Germanie.

Sans oublier un aspect social avec la mise en avant de la misère des classes laborieuses qui se crèvent au travail. Bref, un regard critique sur l’exploitation des ouvriers. Ce qui est un peu dommage, c’est que cet aspect du récit n’est pas vraiment de rôle dans l’intrigue du roman.

Une belle couverture avec un beau titre poétique fait aussi partie des points positifs de ce roman. Hélas, j’ai du mal à en cerner d’autres.

 

 

Je n’ai pas été particulièrement emballé par les personnages. Bastien est une sorte de petit bourgeois idiot à la gentillesse niaise couplé avec de grands élans chevaleresque. Et ça ne fonctionne pas tellement. D’ailleurs, son titre de paléontologue me chagrine un peu. En effet, le garçon fait plus des études de naturaliste et d’anatomie comparée plus que de la paléontologie, science qui étudie les fossiles. Or, Bastien travaille sur des échantillons ramenés des expéditions de son ami Ernest.

Ernest, lui, reste dans son rôle d’aventurier. Il est correct, mais trop banal pour être vraiment intéressant. À la limite, la vieille bonne Agathe pourrait être « sympathique » si, hélas, elle n’était pas un peu « seule ». J’en reparlerais plus bas. Pour le reste des personnages, j’avais un peu l’impression à avoir affaire à des « cartes de jeu » : le patron, le tueur, l’espion, le cinéaste.

Un point négatif est les personnages féminins. En effet, elles ne sont que deux – dont la seconde qui n’apparait qu’après la moitié du récit – et elles ne servent à pas grand-chose pour l’une, à rien pour l’autre. Même pas le love interest. On pourrait supprimer le second personnage du récit sans que cela ne change rien.

Ce qui est aussi gênant dans ce texte, c’est la place des femmes. Hormis les deux personnages cités au-dessus, les femmes sont presque invisibles dans le roman et quand elles passent par là, ce sont de « jolies élégantes » ou bien des prostituées, des victimes… c’est d’autant plus pénible que pas grand-chose dans l’univers ne laisse entendre que nous sommes dans un monde particulièrement sexiste.

 

L’intrigue ne m’a pas convaincu. Elle n’est pas mauvaise en soi, mais je l’ai trouvé très mal mené, à coup de « coup de chance » et de tâtonnement hasardeux. Elle manque aussi d’enjeux pour les personnages et même pour le monde. Comme l’univers est calqué sur une véritable période historique, à aucun moment on ne se demande vraiment si le « cours du temps » va être modifié pour donner naissance à une sorte d’uchronie fantasy.

Sans compter que quelques petits points m’ont laissé dubitatif. Dur d’en parler plus sans prendre le risque de divulgacher.

 

Enfin, je n’ai pas été séduit par la plume de l’auteur. Elle manque de rythme, avec beaucoup de lenteur à cause de tout un tas d’information qui ne fait pas avancer le récit. Du coup, on a l’impression de ne pas avancer dans l’histoire.

 

Une lecture qui fut décevante, ce qui m’attriste d’autant plus que la quatrième de couverture m’avait beaucoup intriguée. Dommage.

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