Les questions dangereuses

« Les questions dangereuses » est une nouvelle de Lionel Davoust, accompagnée d’une longue interview (sans questions dangereuses, je vous rassure).

 

Synopsis :

1637 : Qui a assassiné le docteur Lacanne, en plein château de Déversailles ? Pour connaître la réponse à cette question, le mancequetaire Thésard de la Meulière, son libram à la main, est prêt à résoudre les énigmes les plus perfides… jusqu’aux confins de l’indicible.

 

 

Avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier ActuSF pour ce SP ! Merci de votre confiance !

 

Parce que moi, j’ai même pas peur de rien, on va jouer aux questions !

 

Ô, Lionel, pourquoi écris-tu si bien ?

C’est vrai ça ! Tu nous offres ici un très court texte de cape et de plume digne d’un roman de Dumas que tu n’aimes pas, avec du punch, de la répartie, et des énigmes que mon cerveau à chercher à résoudre, sans grand succès hélas. Je ramasse encore mes dents. Comme toujours, tu utilises très bien les mots, sachant toujours utiliser le bon au bon moment.

Malgré un texte court, tu sais mettre en scène une histoire rondement menée en prenant soin de toujours y mettre du féminin, même si une certaine traductrice (ton pendant féminin ? Comment tu vas répondre à cette question hein hein ?)

En plus, tu prouves que tu as une très bonne connaissance du monde littéraire en plaçant ici et là des références à d’autres œuvres, certaines plus subtiles que d’autres. Et j’en ai loupé pas mal ! La preuve flagrante se trouve dans l’interview à la fin de l’ouvrage !

 

Me pardonneras-tu de faire une vraie remarque négative ?

En fait, j’avoue que la toute fin, au moment où touts héros et héroïnes reçoivent leur récompense. J’ai été un peu surprise de celle de la traductrice. D’un certain côté, je la trouve très bien, ce n’est pas moi qui dirais le contraire, moi qui rêverais de porter la casaque et l’épée… heu la plume pardon. Mais en même temps, je l’ai trouvé étrange, car (à moins que je sois passé à côté de l’info – horreur !), rien ne m’avait vraiment préparé à une telle récompense. Du coup, je me retrouve un peu le fessier entre deux chaises (aussi parce que les chats prennent l’autre moitié de chaque chaise)

 

Mais dis-moi, Ô, Lionel, pourquoi je n’ai, encore une fois, pas été transporté comme je l’aurai voulu ?

Il est vrai que pour le coup, tu n’es pas tellement en tort. Mais j’avoue que comme je ne suis pas fan d’un certain auteur qui a distillé des mots qui rendent fou. Du coup, la fin ne m’a pas particulièrement emballée. Pourtant, dans la construction de cet univers de pic verbal, cela semble cohérent ! Même si j’ose dire que ton héros est un peu neuneu, tout le monde sait que le sens de la vie, c’est 42 !

 

 

Mais au final, qu’en ai-je pensé, me demanderas-tu, Ô, Lionel ?

J’ose me risquer à penser qu’une fois encore, comme pour la Route de la Conquête, tu offres ici un super texte, bien écrit avec plein de référence, qui a tout du récit de cape et de plume. Je me risque aussi à dire que c’est tristounet que ce ne soit qu’une nouvelle ! Peut-être pas un roman à un million de signes, mais une petite novella appellerait ma personne aussi surement qu’une tartelette à la framboise.

 

Quoi qu’il en soit, à lire, surtout pour les amateur·trice·s de bons mots !

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