PariZ

« PariZ » est un roman de Rodolphe Casso.

 

Synopsis :

Dans un Paris ravagé par l’apocalypse zombie, trois clochards tentent de survivre, tapis dans les souterrains d’une station de métro. La Goutte, vieillard alcoolique au dernier degré, a déjà un pied dans la tombe. La Gâchette, originaire du Mozambique, est un ex-enfant soldat.
Quant à La Gobe, jeune teufeur frappé de débilité, il ne doit son salut qu’à Goa, son chien d’attaque et cerveau auxiliaire.
Dans les entrailles de la cité, ils rencontreront deux membres de la Restauration Française, en mission suicide pour un colonel putschiste qui a fait main basse sur l’Assemblée nationale. Si cette paire de nazillons s’imagine pouvoir sauver la ville lumière, les vagabonds poursuivent un objectif plus modeste : renflouer leur stock d’alcool.

 

Avis :

Un roman de zombie bien sympathique.

 

Je lis peu de roman de zombie (d’ailleurs, je me demande si ce n’est pas mon premier).

 

La force de ce roman, ce sont ces personnages. En effet, les quatre clochards – le chien compris parce qu’il est plus éveillé que son maitre – sont tous très bien construits, mais pour autant tombés dans le misérabilisme ou la pitié. Dès le début, on connait le parcours de certains d’entre eux – La Goutte reste le plus mystérieux. Leurs histoires sont touchantes et l’on souffre avec et pour eux.

Mon affection va pour La Goutte. L’auteur distille des informations au fur et à mesure du récit, comme les gorgées de gnole, sur ce vieillard dont on a du mal à comprendre comment il tient toujours debout. J’avoue que j’ai vite calé une partie de son histoire (je suis tordue) et cela me l’a rendu encore plus sympathique.

 

Tout le livre est ponctué de « piste » sonore. Et bien que certains titres laissent à désirer pour leur qualité (kof), on peut dire que l’auteur a su faire part du meilleur de chaque morceau, notamment sur les champs Élysée que je ne regarderai plus jamais de la même manière…

 

Les chapitres sont super courts ce qui est hyper bien ! Le roman ne se dévore que plus vite… mais pas aussi vite qu’un vivant part un zombie.

 

Il y a une chose que je n’ai pas trop aimée dans le livre : les longues descriptions des lieux de Paris. J’avoue ne pas être fan des récits qui décrivent les rues, les magasins, etc., des villes où se déroule l’action. Comment souvent je ne visualise pas à quoi ressemble ces endroits, je sors de ma lecture. Je comprends que ce type description puisse être utile dans un récit.

Un petit point négatif aussi du côté de la représentation féminine. Mais bon, mieux vaut un récit sans nana qu’un récit avec des potiches…Mais une clodo parmi le groupe aurait pu être sympa.

 

Cependant, j’avoue une petite déception pour la fin. Elle n’est pas mauvaise. Au contraire, elle propose une sorte de rêve fou où l’on ne peut que constater comment certaines personnes sont à côté de la plaque, même face à une apocalypse zombie. Mais ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. J’espérais quelques choses de plus… alcoolisées dirais-je.

 

Pariz n’en reste pas moins un bon roman qui se lit tout seul.

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