La nuit des Egrégores

« Magies Secrètes, T.03 La nuit des Egrégores » est le dernier tome d’une série d’Hervé Jubert.

 

Synopsis :

Le tournoi des ombres entraîne Georges Beauregard en Egypte où un canal va être inauguré, à Suez, en présence des dirigeants des plus grandes puissances. Un étrange phénomène est en effet signalé dans le désert. Se peut-il qu’une menace pèse sur l’événement, voire sur le monde ? Et tout cela pourrait-il avoir un rapport avec les tragiques incidents qui menacent la Féerie, à Paris ? Beauregard, aidé de ses compagnons, ne va pas chômer. Surtout s’il souhaite, en plus, découvrir enfin la vérité sur ses origines. La nuit des égrégores conclut brillamment les aventures de Georges Beauregard, digne héritier de Rocambole et de Sherlock Holmes. Cette trilogie est, assurément, un des joyaux du steampunk.

 

Couverture du livre

 

Avis :

Un peu déçu pour ce dernier tome.

 

Nous voilà donc à la conclusion des aventures de Beauregard. Mais j’avoue avoir été un peu déçu par la fin.

 

La grande difficulté de cette chronique, c’est d’arriver à parler de l’histoire sans spoiler les tomes précédents. À la lecture, de cette aventure, je me suis vite rendu compte que l’ensemble de la trilogie est construit comme un seul récit. Certains éléments du tome 1 vont se conclure dans le 3, idem avec le second. On somme loin d’une série où chaque tome est individuel avec ses propres affaires et où les tomes précédents peuvent être dispensables à la lecture (je pense au Paris des Merveilles de Pierre Pevel par exemple). Ici, je crois vraiment qu’il faut lire tout le tome pour saisir complètement les différentes intrigues. Et ça, c’est quelque chose que j’ai beaucoup aimé !

 

L’auteur de ce livre n’a aucun état d’âme pour tuer ses personnages ! Sérieux, j’étais sur le cul ! Alors tout le monde ne meurt pas, mais l’un d’entre eux… la vache ! Je ne l’avais pas vu venir !

De plus, l’horreur est clairement au rendez-vous. L’auteur parvient à sa manière à faire des échos aux pires événements du siècle dernier (certes à moindre échelle). Ça prend aux tripes.

 

Par contre, il y a des points qui m’ont vraiment embêté vers la fin du tome.

Déjà, j’avoue que le sort de Titania m’a beaucoup déçu. Vu le projet et l’horreur qu’elle a mis en œuvre, je m’attendais à quelque chose de plus… fou. Je trouve qu’il y a un changement d’état d’esprit qui correspond mal à l’image que je me faisais d’elle. L’aboutissement de sa folie ne marche pas.

Ensuite, l’égrégore aussi m’a un peu déçu. J’ai trouvé son sort un peu vite expédié… et j’ai trouvé que ça ne marchait pas trop. Je m’attendais à quelque chose de plus épique.

Il y a aussi pas mal d’éléments dont je n’ai pas vraiment trouvé qu’il y avait de résolution (comme avec l’affaire des parents de Beauregard)… Et c’est dommage, car à la fin de l’histoire, il reste plein de questions auxquelles on ne peut pas vraiment répondre.

Et pour terminer, je n’ai pas non plus aimé la dernière scène avec Jeanne que je trouve bien trop convenue à mon gout. Mais là, c’est très personnel.

Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette série. Elle se construit sur une longue trame et constitue comme un ensemble et non comme une série de tomes autonome. De plus, l’auteur joue certes sur les mythes et légendes, mais il fait aussi appel à un certain folklore et croyance populaire, ce qui ne coure pas les rues. De plus, il a su mettre en scène aussi bien des personnages fictifs de son cru (Jeanne), des personnages de romans (Puck) ou encore des personnes réels (Gustave Dorée).

Il est juste dommage que la fin ne soit pas à la hauteur du reste.

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