Le royaume immobile

« Le Paris des Merveilles, T.03 : Le royaume immobile » est le dernier tome d’une série de Pierre Pevel.

 

Synopsis :

Alors que tout le monde ne songe qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné de meurtre. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais ces deux affaires pourraient bien être liées, et nos deux héros ne tarderont pas à lever le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer. Un secret que convoite le Reine Noire, jumelle maléfique et ennemie acharnée de la reine des fées.

 

Avis :

Pas le meilleur tome de la série.

J’avoue m’être un peu ennuyé sur ce tome, et tout particulièrement sur le début. Il ne se passe pas beaucoup de choses dans la première partie du récit (1/3 du livre). Par ailleurs, j’ai trouvé que l’auteur répète beaucoup d’information. Certaines répétitions sont dues au fait que j’ai lu le tome 2 il y a une semaine : l’auteur redit des choses pour que l’ouvrage soit compréhensible pour un lectorat qui débuterait par erreur avec ce dernier tome. Mais cela ne justifie pas tout. Oui, on a compris qui est Isabel/Aurélia, ce n’est pas la peine de le répéter sans arrêt ; oui, on a compris le déroulement et les éléments d’un duel.
Bref, j’avoue que par moment, j’avais une impression de remplissage.
Heureusement, le récit devient plus dynamique dans ses deux derniers tiers. Cependant, j’ai trouvé certains éléments de scénario sont un peu gros et j’ai vu venir certaines choses (genre fusil de Tchékhov)
Mais quoi qu’il en soit, j’ai passé un relatif bon moment de lecture avec des scènes d’actions très dynamiques, mais aussi des passages tristes et tendus.

 

Pour les personnages, je n’ai pas beaucoup à dire puisque la plupart d’entre eux étaient déjà présents dans les deux tomes précédents. Isabel de Saint-Gil est juste très pénible quand elle nous tape ses crises de jalousies face à Brescieux. Certes, les dialogues sont piquants, mais sa jalousie maladive en devient pénible. D’ailleurs, on en vient presque à être heureux que les personnages féminins soient finalement limités pour éviter de se taper des crises encore et encore.
Un personnage m’a un peu déçue : la Reine Noire. C’est un personnage que je trouve pathétique. En effet, je trouve que l’auteur la décrit trop comme un être puissant, revêche et mauvais. Bref, une sorte de Némésis à la Reine Méliane. Mais franchement, je trouve que la sauce ne prend pas. En fait, c’est un peu exagéré, mais elle est presque une forme de Kylo Ren au féminin… C’est dommage, car son manque de charisme fait perdre du charme à son personnage, mais aussi aux enjeux du récit.

 

J’en ai donc fini avec cette trilogie du Paris des Merveilles. Au final, les trois tomes sont assez inégaux, mais restent agréables à lire. J’ai pris plaisir à suivre les aventures de ces personnages et à découvrir cet univers de la Belle-Epoque.

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