Huit jours aux Indes

« Huit jours aux Indes » est un récit de voyage d’Emile Guimet.

 

Présentation :

En 1876, le ministre de l’Instruction publique charge Émile Guimet d’une mission en Extrême-Orient, qui l’entraînera de l’Inde au Japon, en passant par Shanghai, en compagnie de son ami le peintre Félix Regamey.
Huit jours aux Indes, publié dans la célèbre revue de géographie Le Tour du monde en 1876, est caractéristique de l’esprit encyclopédique du futur créateur du musée Guimet. Tissé d’exposés archéologiques, de réflexions d’historien, d’esthète et de philosophe, ce classique du voyage orientaliste et humaniste est emblématique du regard porté sur l’Inde par le visiteur occidental du XIXe siècle.

 

 

Avis :

Un livre que j’ai beaucoup apprécié.

 

Quand j’ai reçu ce récit de voyage, j’ai eu un peu peur. Émile Guimet (créateur du musée Guimet de Paris) est un érudit et ministre de l’Instruction publique. Je craignais un texte assez lourd et pompeux avec des phrases à rallonges et des jugements de valeur d’un homme de son époque.

 

Mais il n’en a rien. Le livre est assez court (180 pages) et se lit tout seul. Guimet n’est pas un simple voyageur qui décrit ce qu’il voit et qu’il tente d’interprété. On ressent que l’homme, bien qu’il ne soit jamais allé aux Indes auparavant, connait le pays. Ce n’est pas une longue suite de description. Par moment, il se livre à des comparaisons avec les mondes égyptiens et grecs sur l’architecture, les mythes et légendes, la statuaire. Il passe aussi beaucoup de temps à narrer des extraits des récits védiques (Ramayana par exemple). Il sait d’ailleurs de quoi il parle pour avoir lu les textes.

Comme le texte est un récit de voyage, Guimet nous livre aussi ses aventures pour trouver des hôtels, les conditions de vie dans ces derniers et toutes pleines de petites anecdotes.

Par ailleurs, ils invitent à plusieurs reprises les archéologues à venir travailler. J’avoue, j’ai bien aimé ces petits passages.

 

Si le contenu m’a plu, j’avoue avoir quelque déception autour du livre. Il manque une introduction au récit : qui est Guimet, sa vie, son œuvre ; les raisons de son voyage. En effet, dès la première ligne, on se sent jeté au milieu d’un voyage dont nous ne savons rien. Guimet est à Ceylan. Pourquoi ? Qu’est-il allé faire là-bas ?

Le début est abrupt, mais la fin aussi. J’ai comme eu l’impression qu’il manquait la suite de son voyage.

Une dernière frustration vient du fait que Guimet voyageait avec un ami dessinateur, Félix Regamey. À plusieurs reprises, l’auteur parle des réalisations de son ami. Hélas, le livre ne contient pas de reproduction de ces dessins (mais existent-ils encore ces dessins ?).

 

Malgré quelques défauts qui n’ont rien à voir avec le récit en lui-même, j’ai beaucoup aimé ce livre qui se lit tout seul.

À découvrir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :