Saru

« Saru » est un manga de Daisuke Igarashi.

 

Synopsis :

Après sa formidable série en 5 tomes, Les Enfants de la mer (éditions Sarbacane), Daisuke Igarashi nous enchante de nouveau avec Saru. Dans ce beau et volumineux manga (450 pages), il change néanmoins de registre : l’histoire mêle ici une prophétie de Nostradamus et d’anciennes légendes chinoises liées au roi Singe. On retrouve la veine ésotérique qu’Igarashi avait explorée avec Sorcières (Casterman), mais dans un cadre à grand spectacle (et où une partie de l’action se passe – clin d’oeil de l’auteur – dans la capitale mondiale de la bande dessinée : Angoulême !).
Les deux personnages principaux, une jeune fille japonaise et un garçon du Boutan, portent avec force ce fascinant récit apocalyptique…

 

 

Avis :

Un manga ésotérique très travaillé.

 

C’est un vrai plaisir que j’abordais cet ouvrage, même si l’aspect ésotérique m’effrayait un peu : dans ce domaine, on a tellement de vus, revus et encore revus. Mais c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai lu un livre très travaillé.

 

En effet, l’auteur réussit un vrai coup de maitre à mêler les mythologies de très nombreux pays, des prophéties de Nostradamus et des croyances et rites actuel dans un récit où même la biologie et l’Histoire prennent part à l’aventure.

Pour le néophyte, il ne sera pas facile de se rendre compte de la somme de travail que l’auteur a réalisé pour parvenir à ce résultat étonnant et sans à-coups ! L’intrigue coule de source et les liens entre les mythologies sont superbement entrelacés. Et encore, j’ai peu de connaissance dans le domaine des mythes et légendes asiatiques.

Bref, j’ai aimé l’universalité qui se dégage de l’ensemble et qui, pour une fois, marche très bien.

 

Je crois que la seule petite difficulté vient, au début, du dessin, très atypique dans mon monde visuel du manga. Mais très vite, le dessin apporte une force indéniable à cette histoire. De plus, on reconnait avec plaisir certains sites archéologiques.

 

J’avoue ne pas trop savoir quoi dire de plus. Je pourrais parler de l’histoire, mais ce serait prendre le risque de vous gâcher le plaisir.

 

Je pense que c’est l’un des meilleurs mangas que j’ai lu ces derniers temps (oui, je sais, j’en lis peu). Il y a un travail de recherches énormes qui sautent aux yeux des « connaisseurs », mais qui sera dissimulé à celles et ceux qui n’y connaissent rien sans pour autant gêner la lecture.

Pour les amateurs d’ésotérismes bien foutus, ne vous privez pas !

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