L’épopée Irlandaise : Le cycle de la Branche Rouge

« L’épopée Irlandaise, T.01 : Le cycle de la Branche Rouge » est un livre de Roger Chauviré, traduit de textes irlandais mythologiques.

 

Présentation :

Dans ce premier volume de l’Epopée Irlandaise, nous découvrons sous la plume de Roger Chauviré un monde étrange et reculé, emprunt de bruit et de fureur : c’est le monde celtique primitif, régi par la règle stricte des lois tribales, où tout n’est que titanesque combats, furieuses courses de chars et merveilleux banquets. il y plane la présence du héros celtique plein d’ardeur guerrière, sujet aux métamorphoses fantastiques et que seuls arrêtent les interdits magiques.
Dans le Cycle de la Branche Rouge, ce héros mythique est Cûchulainn, fils du dieu Lug et champion d’Ulster. Son destin unique le conduira à une existence sacrificielle et hors du commun.
A l’instar du Cycle de Finn ou de la Légende du Roi Arthur, le Cycle de la Branche Rouge appartient aux grands mythes celtiques, fondateurs de notre civilisation.

 

 

Avis :

Un livre sympa, mais sans plus.

 

Cela faisait longtemps que je voulais me lancer dans la lecture de textes mythologiques irlandais. J’ai beau avoir des livres à la maison, c’est en furetant à la BU – section culture irlandaise – que je suis tombée sur ce livre – ainsi que « sa suite » que je lirai plus tard.

Il était temps pour moi de lire les aventures de Cûchulainn et la fameuse Razzia des vaches de Cooley (parce que oui, à l’époque, razzier des vaches, c’est sport national en Irlande ! et c’est même l’origine d’une des plus grosses guerres du pays).

 

Cûchulainn, le chien de Culain, est le plus grand héros de toute l’Irlande celtique. Enfant de Lug, dès son plus jeune âge, il accomplit des exploits qui le font vite remarquer à la cour de son oncle Conchobar Mac Nessa. Suite à un dire d’un druide, il fait le choix de mourir jeune, mais aussi dans la plus grande des gloires.

Une grande partie des textes évoque les aventures de ce jeune homme – que beaucoup ne veulent pas combattre, car ils le considèrent comme un enfant, car il n’a pas de barbe (vive le poil au menton !).

La « seconde » partie des textes, bien que narrant aussi les aventures de Cûchulainn, nous font découvrir la Grande Guerre qui opposa la reine Mève et son époux Ailill du Connaught au reste de l’Irlande – et principalement l’Ulster – pour une histoire de vache ! C’est là que notre héros brillera et surtout y laissera la tête.

Quand à la fin de la guerre…je ne vais pas dire qu’on frôle « Beaucoup de bruit pour rien »…mais pas loin… Les petits plaisirs des textes légendaires.

 

Il n’est pas évident pour moi de dire ce que j’ai ressenti dans ma lecture. Les textes mythologiques irlandais sont issus de manuscrits écrits par des moines donc il y a eu une forme de « contaminations » et cela se ressent parfois.

Appréhender des récits de ce genre n’est pas facile et je pense que pour parfois comprendre les différentes histoires il vaut mieux avoir un peu de connaissances dans le monde celtique irlandais.

 

L’auteur propose une traduction assez « archaïque » et qui n’est pas toujours très facile à lire. Il a fait le choix de ne pas trop littéralisé le texte (dit dans l’intro). Par moment, l’utilisation de mot obsolète (pour nous) donne des passages assez cocasse et drôle à lire : « baiser » voulait dire « faire la bise » à une époque…

 

Une des choses qui m’a un peu gêné dans les histoires, ce sont les noms des personnages. Non pas qu’ils soient faux (peut-on parler de « faux » dans des récits de ce type ?), mais parce que ce ne sont pas les traductions que j’ai l’habitude d’utiliser depuis mes cours de fac.

 

J’ai beaucoup aimé ma lecture sans qu’elle me transcende vraiment. J’apprécie de type de récit mythique où l’on peut apercevoir le fond légendaire d’une culture malgré son « adaptation ». J’aime les exagérations, tout se fait souvent en trois temps. J’apprécie l’importance qu’est donné au Mot et à la Langue : certains personnages craignent plus d’être raillés et honnis que de mourir.

 

Une découverte sympa dans l’univers mythologique celte et irlandais.

Mais cette version est peut-être à conseiller à un public de prévenus et d’amateurs.

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