Le fantome de l’espace

« Le fantôme de l’espace »  ( » Phantom from Space » en VO) est un film de W. Lee Wilder avec Ted Cooper, Tom Daly, Noreen Nash, James Seay, Rudolph Anders…

 

Synopsis :

Un extra-terrestre sème la terreur près de Santa Monica. Un groupe de scientifique engage alors une course contre la montre pour stopper la créature, prête à tout pour assurer sa survie sur la planète.

 

Avis :

Ah, les vieux films de SF des années 50…

 

Je commence tout de suite que je ne suis pas forcément la meilleure « analyste » de ce type de production, car je ne connais pas assez l’histoire des idées et de la politique des États-Unis à cette époque. Ni plein de choses d’ailleurs.

 

La première chose que l’on peut remarquer, c’est que ce film a probablement eu un tout petit budget ! Les images sont de piètres qualités au point où l’on se demande si ce ne sont pas des écrans de TV qui ont été filmées… Cela se sent dans le costume de l’extra-terrestre et aussi dans les studios puisque les décors sont peu nombreux à l’exception des scènes d’intérieur. À titre de comparaison, la même année sortait « Les chevaliers de la Table Ronde » de Richard Thorpe et « L’homme au masque de cire » d’André de Toth ( Knights of the Round Table et House of wax, que je me ferai un plaisir de chroniquer un jour).

 

On ne peut pas vraiment dire que le jeu d’acteur soit transcendant, la faute aussi à une VF (hélas, je n’ai que la VF et je n’ai pas eu le courage de regarder la VO sur une chaine de partage vidéo) typique de cette époque. Mais ça donne aussi son charme.

 

Ce que j’ai aimé dans ce film, c’est qu’il commence comme un polar. Des gens ont été tués et l’inspecteur mène son enquête. On pourrait presque se dire que le côté SF est là pour donner une originalité au polar.

Pour l’histoire, j’avoue que bien qu’elle ne soit pas d’une originalité à tomber par terre, j’ai trouvé le concept de l’extra-terrestre qui cherche à rentrer chez lui (ET téléphone maison), mais sans s’en prendre aux humains est très agréable. On ne tombe pas dans un flot de violence idiote (la violence permise à l’époque, j’entends, bien).

Ce qui est assez frappant, c’est la relation que les protagonistes peuvent avoir avec le principe de vie extra-terrestre et là présence de l’un d’entre eux sur la planète. Ils ne sont pas particulièrement choqués, ni apeurés. Je dirais presque qu’ils sont indifférents. Si leur ET n’avait pas tué deux individus, ils auraient presque pu accepter l’idée qu’il se balade tranquille sur terre. On est loin des « branle-bas de combat » des films d’aujourd’hui.

 

Parlons du personnage féminin. Oui, il y a une nana. Une seule. Rien de bien surprenant dans un film de cette époque. Vous dire qu’elle n’est pas potiche, ce serait mentir. Mais d’un autre côté, j’ai trouvé qu’elle faisait preuve d’un certain sang-froid dans certaines situations qui m’a surprise. Je m’attendais à une « queen scream » aussi inutile qu’une voiture (ce qui n’est pas complètement faux). Là, la jeune femme (secrétaire et mariée hein, faut bien que la morale soit sauve) est donc plutôt courageuse, montre une certaine culture en science.

Ce n’est pas un personnage féminin féministe, mais je l’ai trouvé bien moins cruche que certaines « héroïnes » actuelles.

 

Ah, les musiques de ce film ! Vous savez, cette musique que vous fredonnez quand vous pensez aux vieilles productions de SF… Bin c’est typiquement ça ! C’est terrible ! Moi, j’adore !

 

J’avoue : j’adore ce type de film. Je conçois très bien que nombre d’entre vous s’ennuieront devant cette réalisation de… série B ?

En tout cas, un très bon moment pour moi avec, il faut bien l’avouer, quelques surprises.

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